Hommage à Émile Biasini


Tout d’abord, retour sur la saison estivale. Après un printemps radieux, tout avait bien démarré. Les pluies de fin juillet ont gâté l’ambiance. Heureusement la grosse affluence d’août a ramené du baume au cœur. Au total un bilan correct malgré une baisse sensible du pouvoir d’achat de nos concitoyens. Succès incontesté de la nouvelle rue de Gaulle ! Et déjà la rentrée qui imprime son rythme d’automne... ensoleillé.
Les écoliers ont rejoint les écoles rénovées et les projets municipaux se mettent en place : réunion publique sur l’aménagement de la place de l’hôtel de ville, présentation du pro- jet de construction du centre de loisirs, 1re tranche de la rénovation du centre technique municipal...
Mais le fait marquant de septembre reste l’hommage rendu à Émile Biasini (1922-2011) décédé le 2 juillet dernier. Le Port de Capbreton via le SIVOM a dénommé le môle de la Capitainerie, môle Émile Biasini. Il était légitime d’honorer celui qui a beaucoup œuvré pour l’Aquitaine lorsqu’il présidait la MIACA (1970-1985), pour les Landes notamment et pour Capbreton, en particulier. Sans lui, notre cité marine n’aurait pas eu le développement et le charme d’aujourd’hui. Il a permis la renaissance du glorieux "Port des cent Capitaines" devenu le seul port des Landes avec sa vente de poisson à quai depuis un édit datant de Colbert. Laissons la parole à Émile Biasini qui définissait ainsi la mission que lui avait confiée Jacques Chaban-Delmas alors Premier ministre : "maîtriser le développement touristique, aider financièrement les collectivités locales tout en leur laissant l’essentiel de la réflexion et de la décision". Tout est dit.
Par la suite, il deviendra secrétaire d’État aux grands travaux de François Mitterrand. Il présentera l’architecte Peï au Président de la République et bâtira le Grand Louvre et sa pyramide, la grande bibliothèque de France... Émile Biasini, sous Malraux, lancera aussi les maisons de la culture.
Une personnalité exceptionnelle et attachante. Un grand serviteur de l’État et de la Répu- blique. Il n’a pas eu d’hommage national, ni d’autre d’ailleurs à notre connaissance. Nous avons souhaité le faire en fidèle amitié.


Jean-Pierre Dufau,
Député des Landes,
Maire de Capbreton